10 septembre 2016

Balbuzard, branchu et chevalier, etc.!

Voici quelques images que j'ai captées plus ou moins récemment :

Petit Chevalier
(Lesser Yellowlegs — Tringa flavipes) au parc Gaétan Montpetit à Saint-Martine
Petit Chevalier (Lesser Yellowlegs — Tringa flavipes)
Petit Chevalier (Lesser Yellowlegs — Tringa flavipes)
Petit Chevalier (Lesser Yellowlegs — Tringa flavipes)

Balbuzard pêcheur (Osprey — Pandion haliaetus) au parc Valérie-Fournel à Châteauguay
Balbuzard pêcheur (Osprey — Pandion haliaetus)

Canard branchu
(Wood Duck — Aix sponsa) au parc des Prairies à Laval
Canard branchu (Wood Duck — Aix sponsa)
Canard branchu (Wood Duck — Aix sponsa)

Grand Héron (Great Blue Heron — Ardea herodias) au Parc-nature de l'Île-de-la-Visitation
Grand Héron (Great Blue Heron — Ardea herodias)
Grand Héron (Great Blue Heron — Ardea herodias)

Fougère sp.

Rudbeckie tardive (Black-eyed Susan — Rudbeckia hirta var. pulcherrima) dans le Technoparc de Montréal
Rudbeckie tardive (Black-eyed Susan — Rudbeckia hirta var. pulcherrima)

Canard colvert (Mallard — Anas platyrhynchos) dans le Technoparc de Montréal
Canard colvert (Mallard — Anas platyrhynchos)

30 août 2016

Pétition pour la protection des milieux naturels du Technoparc de Montréal et des environs

Dans mon dernier blogue, je parlais du projet de l'Éco-campus Hubert Reeves qui doit être construit dans le Technoparc de Montréal. Il s'agit d'un projet qui est présenté comme un projet vert. Après avoir discuté avec des gens du Technoparc de Montréal, de l'Éco-campus Hubert Reeves et de la Ville de Saint-Laurent, j'en viens finalement à la conclusion qu'il s'agit plutôt d'un projet de « green washing » qu'un projet vraiment vert. Lors d'une réunion, au début août,  avec plusieurs groupes d'ornithologues et de groupes environnementaux, ces gens (Technoparc, Éco-Campus et Saint-Laurent)ont tenté de nous convaincre du bien-fondé de ce projet en parlant entre autres du futur Parc nature des Sources. Ce parc aurait une superficie de plus de 40 hectares, mais il ne s'agit que d'un projet pour l'instant puisque les propriétaires des terrains visés (Aéroport de Montréal, Morguard) n'ont pas encore donné leurs accords officiels.



Le projet de l'Éco-campus Hubert Reeves prévoit en effet la « protection » d'une partie du site, mais cette partie sera endiguée et plus de la moitié du terrain sera, à terme détruit, pour faire place à des bâtiments verts et des stationnements. Le directeur du Technoparc a essayé de nous convaincre qu'un des marais qui sera détruit (celui sur le chemin Saint-François) n'est pas important puisqu'il était asséché au début août, mais des oiseaux y ont quand même niché et mené à terme des jeunes. On ne juge pas de l'importance d'un milieu humide au nombre de jours ou il est « en eau ». D'ailleurs, ce marais est à nouveau rempli d'eau au moment ou j'écris ces lignes. Bien sûr, ce projet est mieux qu'un projet normal où l'on rase les habitats et remblais les milieux humides pour y construire des condos ou des industries. La différence c'est que ce projet met en péril un des meilleurs habitats de l'île de Montréal. Depuis cet été, le Technoparc est devenu le meilleur site d'observation des oiseaux sur l'île de Montréal. Dans aucun autre endroit sur l'île, incluant les Parcs-nature comme celui de l'île Bizzard, autant d'oiseaux n'ont été observés. La richesse du Technoparc vient de la diversité d'habitats qu'on y retrouve.

Qui plus est, des Petits Blongios, une espèce rare, nichent sur un terrain juste à côté (propriété d’Aéroport de Montréal) du site du futur Éco-campus Hubert Reeves. Afin de protéger cet oiseau ainsi que tous les autres qui nichent dans le Technoparc et les environs, il est important de protéger intégralement tous les habitats naturels du secteur. Une pétition est d'ailleurs en ligne depuis quelques jours à ce sujet. Je vous invite à la signer et la partager dans vos réseaux. Voici le lien pour la pétition : goo.gl/uk2EJX


Vous pouvez également rejoindre un groupe d'"Amis du Technoparc" sur Facebook : www.facebook.com/groups/293396337683373/?fref=ts

Dimanche dernier, environ 150 personnes ont participé à une visite de ces habitats. Des membres de clubs d'ornithologues de partout dans le grand Montréal et même de Québec étaient présents afin de découvrir ces habitats exceptionnels. Bravo à Joël Coutu pour l'organisation de cette journée et pour avoir mobilisé autant de gens! Voici quelques photos de la journée. (Pour voir toutes les photos : www.facebook.com/media/set/?set=a.10154049506431185.1073741833.646761184&type=1&l=c2166bce07 )

 Joël Coutu, l'organisateur de la journée qui s'adresse aux participants




Finalement, voici un visiteur qui profitait du marais du chemin Saint-François pendant la courte période ou il était asséché!

Lapin à queue blanche (Eastern cottontail — Sylvilagus floridanus

10 juillet 2016

Le projet de l'Éco-campus Hubert Reeves (dans le Technoparc Montréal) protégera-t-il tous les milieux naturels du site?

Depuis quelques semaines, de plus en plus de photographes et ornithologues fréquentent les marais du Technoparc de Montréal. C'est en grande partie grâce à Joël Coutu, un ornithologue professionnel bien connu, qui a fait découvrir ce magnifique site à plein de gens via ces visites guidées et par ces rapports de sorties qu'il rend publique sur ca page Facebook. Merci Joël! Ce dernier a déjà recensé 53 espèces d'oiseaux nichant dans le secteur. Il s'agit d'une véritable oasis au plein coeur de Montréal. Le site est bordé par l'aéroport d'un côté et par le Technoparc de l'autre côté. Une simple visite permet de constater la richesse de ce secteur. On y observe facilement des familles de Marouette de Caroline, de Râle de Virginie, de Canards branchus, de Canard colvert en plus des Hérons verts présents en grand nombre.

Le problème comme c'est souvent le cas avec les milieux naturels est que ce secteur est voué à être «développé ». Pour une rare fois, le projet est intéressant sur papier puisqu'on prévoit y construire l'Éco-campus Hubert Reeves. Sur le site web du projet, on le présente ainsi :
  • «Vitrine technologique mondiale consacrée aux technologies propres et au développement durable, l'Éco-campus Hubert  Reeves sera un quartier à part entière du campus Saint-Laurent jouissant d'une biodiversité exceptionnelle. » 
De plus, on y retrouve un vidéo de Hubert-Reeves qui vante le projet en affirmant :
  • « C'est un beau projet qui consiste à intégrer les activités industrielles, les intégrer avec la nature,  accueillir la nature dans le lieu même ou on continue à vivre. C'est un peu ramener la campagne dans la ville pour essayer de sauver la biodiversité qui est tellement menacée »
Dans le document «Éco-campus Hubert Reeves - imaginez », le projet est expliqué, localisé et mis en contexte. Voici quelques extraits :

  • «Le site à l’étude se trouve dans un des  dix écoterritoires de l’île de Montréal,  soit le corridor écoforestier de la coulée verte du  ruisseau Bertrand. La conservation des milieux naturels sur la propriété, ainsi que la présence d’un lien vert avec les milieux voisins sont essentielles à la préservation de la biodiversité sur l’île de Montréal."
  • « La protection et la mise en valeur des écosystèmes passent ici par un projet consciencieux, qui met en place les fondations d’un développement dont les composantes tendent vers un impact environnemental net zéro. »
  • « Souhaitant accueillir des entreprises tournées vers l’avenir, oeuvrant à la recherche de technologies propres,  Technoparc Montréal s’engage à conserver et à faire découvrir un site de valeur écologique importante sur l’île de Montréal.  Travailleurs et visiteurs bénéficieront de ce milieu de travail exceptionnel, cohabitant avec une riche diversité d’espèces fauniques et floristiques variant au  fil des  saisons. À l’image de l’astrophysicien et écologiste qui lui prête son nom, l’Éco-campus participe à l’intégrité de l’environnement, à la santé et à la préservation des écosystèmes qui entretiennent la vie."
Une grande zone de conservation est prévue, la grande majorité des milieux humides sont protégés, intégrés au projet et mis en valeurs. Un projet décrit ainsi et qui reçoit l'appui du grand Hubert Reeves devrait réjouir les écologistes, les ornithologues, etc.

Et pourtant, il y a un bémol! Suite aux messages de Joël Coutu sur Facebook et aux commentaires de plusieurs habitués du site, j'ai appris que le petit marais situé dans le secteur sud du projet le long du chemin Saint-François est voué à disparaître dans les prochaines semaines. Ci-dessous j'ai délimité le petit marais, le plus connu et le plus accessible du secteur, vous pourrez voir qu'en superposant la carte projet... qu'il disparaît. Bien sûr ce n'est qu'un minuscule marais et nous devrions être habitués de les voir disparaîtres. En effet, d'innombrables hectares de milieux humides ont disparu du grand Montréal, mais habituellement ces milieux humides ne sont pas rayés de la carte par des projets «verts».

Le petit marais qui semble être voué à disparaître abrite une étonnante diversité aviaire, la valeur écologique de ce marais ne peut pas être contestée, selon moi.

Il y a pourtant de l'espoir! Après avoir écrit un message sur la page Facebook de l'Éco-Campus Hubert Reeves, on m'a répondu :
  •  « Les travaux qui seront à venir vont en respect complet de la nature... » et « Le plan du projet n'est pas final, des améliorations sont constamment apportées, ce qui explique que ce plan n'est pas final. Nous prenons en note votre commentaire sur l'étang »
Sachant qu'Hubert Reeves approuve le projet et suite à la réponse que j'ai eue sur la page Facebook du projet, je garde espoir que ce marais sera protégé. Je crois que nous ne pouvons plus nous permettre de perdre d’habitats aussi riches, surtout dans le Grand-Montréal. Un projet aussi noble que celui de l'Éco-campus Hubert Reeves doit trouver une façon de protéger ce riche habitat.

Voici quelques photos réalisées dans le marais qui pourrait disparaître. Espérons que ces oiseaux auront encore un habitat le printemps prochain!

Marouette de Caroline (Sora — Porzana carolina) (Juvénille)

Râle de Virginie (Virginia Rail — Rallus limicola)

Héron vert (Green Heron — Butorides virescens)

Canard colvert (Mallard — Anas platyrhynchos)

26 juin 2016

Iris versicolore, famille de branchu, etc.

Iris versicolore au refuge faunique Marguerite-D'Youville

Iris versicolore (Iris versicolor — Iris versicolor)

Renoncule acre, Grande aigrette et famille de Canards branchus également au refuge faunique Marguerite-D'Youville

Canard branchu (Wood Duck — Aix sponsa)

Grande Aigrette (Great Egret — Ardea alba)

Renoncule âcre (Bouton d'or) (Common buttercup — Ranunculus acris)

Goéland à bec cerclé au parc Valérie-Fournel

Goéland à bec cerclé
(Ring-billed gull — Larus delawarensis)

5 juin 2016

Paruline noir et blanc, ergot-de-coq et Bihoreau gris!

Voici quelques images captées hier dans le corridor vert Châteauguay ainsi que sur la rivière Châteauguay.

Paruline noir et blanc (Black-and-white Warbler - Mniotilta varia) à Léry

Bihoreau gris (Black-crowned Night-Heron — Nycticorax nycticorax) sur le barrage de la rivière Châteauguay au Parc Valérie-Fournel .

Et la rare Aubépine ergot-de-coq en fleur. Le frère Marie-Victorin, auteur de la Flore laurentienne disait de cette espèce : "Cette espèce est incontestablement la plus belle et la plus distincte de notre flore" Au Québec, on retrouve l'Aubépine ergot-de-coq presque uniquement à Châteauguay, Léry et Kahnawake. On la retrouve un peu partout dans le corridor vert Châteauguay-Léry.

Aubépine ergot-de-coq (Cockspur hawthorn — Crataegus crus-galli  var. crus-galli)

D'ailleurs, un produit nommé l'Ergot-de-coq fera son apparition le mardi 7 juin. Voici un petit vidéo réalisé par Héritage Saint-Bernard à ce sujet! Attention : qui s'y frotte s'y pique! À suivre...
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